Edition en ligne, once again

mur-ordi

Ce soir, à la Maison des Métallos, invitée par FontaineOlivres à parler de l’édition en ligne. C’est à 18h, je tâcherai d’être à l’heure (formation Lodel juste avant à la Maison des Sciences de l’Homme, je vous recommande d’y aller si vous éditez une revue scientifique, c’est un outil formidable).

Trois points essentiels à l’édition en ligne.
. Pourquoi éditer en ligne quand on est éditeur papier?
. Comment conserver les textes en ligne?
. Une édition hybride, définition.

Pourquoi éditer en ligne quand on est éditeur ?

Depuis dix ans qu’on évite la question, les technologies et l’économie nous rattrapent. Pas de stocks à gérer, un coût de diffusion et de distribution bien moindre – Immatériel, ePagine, et Electre avec la norme Onix, renvoient très bien vers les libraires qui, de ce fait, ne vont pas perdre au change. Une ouverture vers les bibliothèques simple et efficace comme le montrent Publie.net et ses abonnements, en plus de la base Carel de la BPI.

Plus aucune raison pour l’éditeur de risquer la perte de 100 000 exemplaires comme Flammarion à la rentrée de septembre avec le dernier BHL. Ni d’avoir des entrepôts à perte de vue, où les salariés se gèlent en hiver, à trimballer des palettes de bouquins poussiéreux, mais neufs. Suffit aux gros éditeurs de former ce personnel peu qualifié aux technologies numériques de base de données. Ce qui ne coûte rien. Et de passer à une dimension qui ne modifie pas de beaucoup la structure traditionnelle de distribution si l’on y prend garde. Question de volonté et d’écoute. Quant à mettre des bornes de téléchargement dans les librairies, pourquoi pas? mais c’est tellement plus simple de passer par un ordinateur de caisse, avec un code libraire et numéro de client… Et tellement moins cher.


Comment conserver les textes en ligne?

Il existe une façon bien rodée maintenant de conserver les données. C’est d’abord de structurer ses textes en XML, tout en insérant des métadonnées dans une base suffisamment complète pour que chaque document soit renseignée correctement. C’est ce à quoi s’intéresse le séminaire de Richard Walter à Orléans, ce que finance le TGE Adonis, et ce à quoi Pierre Mounier forment les rédacteurs et les directeurs de revues scientifiques. Le CNL offre même des bourses pour passer à l’XML.

Une fois les textes bien structurés, la fiche technique bien renseignée, le serveur de chaque éditeur peut stocker les données, de façon que l’OAIster les moissonne régulièrement pour les archiver. Ils sont dès lors dans Open Archives ou autre.
Parallèlement, les textes structurés peuvent être éditables sur tous les supports, même le papier.
Il ne reste qu’aux institutions d’ouvrir un ISBN numérique, ou d’élargir l’ISBN papier aux publications numériques pour le dépôt légal. Parce que la norme DOI qui existe aujourd’hui pour l’enregistrement des volumes et des documents émane d’un organisme privé.

Une édition hybride, définition.
Edition hybride parce que protéiforme grâce à XML, toujours, qui permet de séparer le fond de la forme du document. Ainsi le même texte peut être lu, après quelques réglages, sur un livre, un journal, une revue, un téléphone, un PDF, un site web, un agrégateur de flux, une liseuse – et ce qui suivra. Ce langage informatique garantit la pérennité du texte (je vais très vite, mais je développerai de vive voix).

Voir aussi les slides pour le GDR-TICS de Ghislaine Chartron et Evelyne Broudoux au CNAM, celles pour la Boutique d’écriture du Grand Toulouse, et suivre les tags et liens de ce blog.

Constance Krebs, 6 février 2009.


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