Travail, vaille que vaille

Le retard s’accumule. Le 18 mai, c’est demain, ou presque, et toujours rien. L’angoisse des auteurs, que je perçois et comprends, contribue à la mienne. Je dois un programme. Autant le donner ici.

Les trois courts textes de Fred Griot rassemblés sous le titre Du seul s’enfoncer auraient dû être prêts à traiter fin avril. Un contretemps, puis un autre l’ont empêché. Et des errements : par exemple, j’ai bossé les CSS, le code, pour créer un nouveau site. Finalement c’est plus simple de rester sur ce site-là en l’orientant en trois parties: une partie Tumulte (« thèse »), une partie cours (« édition »), une partie édition (dans la barre de menu, ci-dessous, par auteur/titre).

Le temps est rare. Je pense m’en sortir en y travaillant le soir en rentrant de mon travail quotidien chez Viol, dans la semaine. Ici, impossible de travailler (mais ça fait partie du harcèlement en cours) : pas de Word efficace et téléchargement d’Open Office impossible – manque un « apple X 11 from the Mac OS X Install DVD », que je n’ai pas, bien évidemment. Le clic sur « more info » me transporte vers un Explorer hors d’usage et de tout état de nuire (quoique).

Pour les relectures des Tigres, c’est plus long, mais on n’avale pas 1 500 000 signes comme ça. Je fais ça le matin de 5 à 7, à la fraîche. J’espère voir l’auteur cette semaine ou la prochaine pour lui montrer avant bon à traiter. L’éditeur papier a envoyé le BAT de la version à imprimer (800 000 signes). C’est beau (mise en page, typo magnifiques, édition remarquable).

Pour les textes à venir dans les semaines qui suivent, je vois l’avocat très vite pour les contrats (en fin de journée ou à l’heure du déj). J’aimerais bien mettre en ligne blogs et feuilletons au fur et à mesure de leur mise en ligne, et non pas une fois que les dés sont jetés. Mais questions juridiques à définir.

Groupe créé sur Facebook et LinkedIn. Il reste à développer le nombre d’abonnés pour en toucher quelques-uns. Seul moyen pour moi de faire un service de presse.

Reste à mettre en ligne, ici même, les quelques interviews que j’ai faites pour les étudiants et pour un texte que je prépare à propos de l’édition en ligne et de l’épineuse question de la diffusion en librairie qu’elle renouvelle. Non, non, je n’oublie pas, j’y travaille. Faut juste laisser reposer pour l’analyse.

Heureusement déjeuner avec Berlol, Philippe De Jonkheere, Christine Genin, Nathalie Jungerman et Cécile. Les coïncidences : Berlol a fait lui aussi sa maîtrise sur Gracq, on a déjeuné tout près du distributeur de bandes d’images que j’utilise pour le site des Tigres et dont j’ai donné un jeu à Philippe (ravie que Madeleine joue avec car j’ai joué à son âge, en racontant les histoires des personnages qui évoluent dans ce paysage infini), Cécile m’a appelé la veille alors que nous ne pensions pas nous voir le lendemain, Nathalie goûte les joies du salariat, et Christine est la reine du labyrinthe que j’essaie de construire pour les Tigres (mais je n’ai pas eu le loisir de le lui dire).

Lu tout de même hier soir quelques pages du Journal de Bergounioux. Peut-être grâce à cette lecture, j’avoue ici à quel point je suis débordée – qu’en rien je ne me disperse – et que ça me rassure de voir que les autres courent aussi entre différents centres d’intérêts qui tous convergent vers ce qui leur est essentiel. Ca ira mieux lorsque édition en ligne et édition tout court deviendront vraiment solidaires et complémentaires. Qu’on pourra travailler dans le même sens. Les journées seront alors aussi belles que ce qui les encadre. C’est pour bientôt, n’est-ce pas?


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